mardi 27 janvier 2009

Internet 1

Avant, pour se détendre, on allait se fracasser le crâne entre voisins. C'était bien. Maintenant si vous faites de même, vous risquez de ne pas être invité à la galette des rois du quartier, voire même de vous faire dûment chapitrer par les forces de l'ordre.

Quel dommage.

Heureusement, pour assouvir nos pulsions de guerrier en culottes courtes, l'informatique et le net nous offrent un outil formidable : les jeux en ligne. Le problème ici c'est qu'on ne retrouve pas les charmants atours dont on se parait dans l'ancien temps pour aller à la castagne. Pas de peinture burlesque sur le corps, de masque en forme de tête d'oni (1) ou d'étendard rigolo avec un veillard crucifié dessus. Du coup, les jeunes, qui à défaut d'argent regorgent d'idées, ont trouvé le seul moyen d'affirmer ce qu'ils sont en quelques secondes : le pseudonyme.

Je vous le concède, jouer sous le nom "Jean-Denis" lors d'une séance de tronçonnage n'aide pas à l'immersion. Mais ce n'est pas forcément pire que ces freluquets qui ne trouvent rien de mieux que de rajouter une série de chiffres à leur nom numérique. Si, Jimmy1308948, c'est mal, et je le confonds avec Johnny1309884 en plus.

Non, le crétin interneteux moyen (qu'on appelle en France "un Kévin". Pour les américains, on appelle ça "un américain moyen") a trouvé le truc qui en impose de suite : le pseudo mégalomane de méchant de série Z. Florilège, avec que du vrai de vrai, en vous épargnant les "Dark Vador" et autres "Fuhrër323" :

Prince Darkness
DalTheDestroyer
Divine Havok
World Funeral
DemolishFist
Soul Reaper
TrueMasterNinja
ElFrakassor
XxEX3CUTIONERxX (oui, les "x" ca a valeur de médaille en plus)
ReyDeLosMuertos
Lord WaRRioR (oui, là aussi, le mixed case rappelle les pointes sur l'armure)
KillerFang

J'adore.

Ou pas.

(1) comme les samouraïs chinois de Thaïlande, en Asiatie.

mardi 20 janvier 2009

Société 2

Si je devais décerner la palme du plus gros crétin de l'année 2008, je le ferai sans hésiter à Frédéric Rabiller (et il l'est, Rabiller, pour plusieurs saisons, du coup), l'homme qui a perdu les mains en fabriquant des bombes destinées à faire exploser des radars.

Enfin, quand je dis la palme, je devrais dire les palmes. En plomb. Au bord d'un fleuve.

Ce charmant garnement (pas d'bras, pas d'chocolat) a eu la brillante initiative de détruire plus d'une dizaine de radars automatiques sous le prétexte qu'il avait trop d'amendes, pour excès de vitesse et stationnement interdit. Mais oui bien sûr, s'il a des amendes, c'est la faute aux radars, pas parce que lui conduit comme un tambour. C'est vrai après tout, pas vu pas pris.

Cerise sur le gateau, son groupuscule (composé de lui tout seul) aurait réclamé une rançon de 4 millions d'Euros à l'état. Sans commentaires.

Non, si on analyse bien le message de ce singleton d'abruti, on en vient à ça : "laissez nous conduire trop vite". En toute logique donc, puisque les radars ne gènent pas ceux qui sont dans les limites. Corollaires de son mot d'ordre, "laissez nous polluer plus pour gagner 4 minutes en allant chercher les bières à Auchan" et "laissez nous mettre le reste des usagers de la route en danger en roulant trop vite, on a un complexe de virilité à compenser".

Quoique, il a peut-être raison. La prochaine fois que je me balade et que je tombe sur un feu rouge, j'y mettrais un pétard. Sisi, c'est répréssif, ce feu m'empêche de traverser le passage piéton.

Et en bonus, une double dose de bonne conduite sur la route.

Oui, plutôt oui.

Source : ici en vidéo! Oui, je sais c'est triste quand même.

lundi 12 janvier 2009

Publicité 1

Je me balladais sur une avenue, le coeur fermé à l'inconnu, j'avais envie de ne rien dire à personne. Pour cause je n'étais pas seul, à mes côtés une adorable créature de sexe féminin, un sourire qui vous désarme et des yeux qui vous font fondre.

Ma cousine de 5 ans, qu'allez vous croire?

Au moment ou nous passions devant un bureau de presse, elle tourne la tête et se retrouve face à une affiche publicitaire, située exactement au niveau de ses yeux de petite fille. Dessus, la couverture d'un magazine avec une femme, dans une position évocatrice, et suffisamment de silicone dans ses seins (nus) pour rejointer un grand hôtel.

Elle détourne la tête rapidement, me regarde avec l'air d'une poule qui a trouvé couteau. Je l'ai rapidement intéressée à quelque autre sujet passionnant, la couleur d'une poubelle ou la proximité d'un pigeon. Mais cet épisode m'a passablement irrité.

Sérieusement. Je n'avais jamais fait attention à ça auparavant. La pornographie ne me dérange pas, je ne suis qu'un homme après tout. Mais je ne pense pas qu'il soit utile d'y exposer certaines populations en mettant ce genre d'affiches au niveau de leur regard. D'autant plus que là, aucun contrôle parental n'est possible. Ou alors mettre une cagoule à l'envers sur ses gamins...

En plus elle était moche, la fille.

mercredi 7 janvier 2009

Société 1

Tous ceux qui ont eu l'immense privilège de prendre le métro parisien aux heures de pointe, ont eu fatalement un moment où ils se sont pris à dévisager un usager peu respectueux qui reste fermement assis sur le petit siège pliant. Hors, et c'est bien spécifié, on n'est pas supposé s'en servir en cas de rame bondée. Regardez bien le comportement de ces indélicats. Très souvent ils font comme si de rien n'était, feignant de ne pas voir les autres usagers, en ayant le regard vide et fixe par exemple. Les-dits usagers qui se contorsionnent pour ne pas leur tomber dessus au passage. Ou bien ils font semblant d'être absorbé par la lecture d'un Pif Gadget. Délicieux.

Regardons-y de plus près.

"En cas d'affluence, merci de ne pas utiliser les strapontins."

Soyons réaliste. Je suis certain qu'une bonne partie des usagers ignore le sens des mots "affluence" et "strapontins". Alors que ce serait si facile de proposer un slogan efficace, certes moins élégant, dans la veine de "Trop de monde = je reste debout!", voire même ""Tro 2 mon2, je resT 2bou""(1) apposé à côté de la photo d'un jeune. Lequel aura invariablement l'air d'une manipulation génétique entre une racaille et le gendre idéal. Mais je m'égare.

Notez bien le dessin. Oui, nous y avons tous pensé, il semblerait bien que l'usager debout est en position de dégazage sauvage au niveau du faciès du rustre assis. J'y vois un message subliminal.

Moralité, la prochaine fois que vous êtes contraint de torturer vos pauvres genoux, vous savez quoi faire. A défaut de munition, vautrez vous copieusement sur l'importun au premier virage. Testé et approuvé. Et ca franchement, ca soulage.

(1) Ne me jugez pas. Des publicitaires ont bien créé "Ta + ka entrer", alors bon.